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Le Brestois Ludovic Ajorque avant son retour à Strasbourg : “C’est un club et une ville qui m’ont beaucoup donné”

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Ludovic Ajorque a porté le maillot strasbourgeois pendant quatre ans et demi. Pour la première fois, le grand Réunionnais revient jouer à la Meinau ce dimanche avec le Stade brestois, dans un cadre qui a bien changé. Confidences.

Ludovic Ajorque a marqué 51 buts en 151 rencontres toutes compétitions confondues avec le Racing Club de Strasbourg, entre l’été 2018 et janvier 2023. La saison passée, il avait manqué les retrouvailles avec le public de la Meinau, car il était blessé. Cette fois-ci, l’actuel avant-centre brestois devrait refouler ce dimanche la pelouse qui l’a vu débuter en Ligue 1. Interview.

Ici Alsace : Ludovic Ajorque, vous allez disputer votre premier match à la Meinau ce dimanche depuis votre départ de Strasbourg. Vous étiez blessé l’an passé lorsque Brest était venu jouer ici. Qu’est ce que vous ressentez à l’idée de retrouver ce stade qui a bien changé d’ailleurs?

Ludovic Ajorque : J’ai hâte de voir le changement justement, je pense que ça va me faire bizarre de revenir sur Strasbourg parce que depuis que je suis parti, je n’ai pas eu l’occasion de revenir. Donc voilà je suis content et en même temps, ça va être bizarre.

Vous êtes parti il y a moins de trois ans (janvier 2023), mais beaucoup de choses ont changé au Racing. Avez-vous encore des relations avec des personnes du club ?

Des joueurs, il n’y a plus qu’Ismaël Doukouré, je pense. Le Douk  est toujours là. Ensuite, oui, à l’intérieur du club bien sûr, je parle souvent avec les intendants, que ce soit Guy ou Mathieu. Et je connais encore du monde sur Strasbourg.

Et parmi les anciens joueurs du Racing qui ne sont plus au club ?

Je suis en relation principalement avec avec Adri Thomasson et Dimitri Liénard.

Quel regard portez-vous sur l’évolution de ce Racing depuis l’arrivée de Blue Co ?

Ça a totalement changé (sourires). Ce n’est plus le même Strasbourg qu’avant. Il y avait moins de moyens. Du coup, beaucoup de paris, moins de transferts comme aujourd’hui. C’est une grosse équipe pour moi. Le Racing fait partie des top clubs en Ligue 1 maintenant, même si j’ai l’impression que ce n’est pas encore le regard de tout le monde sur Strasbourg. Et ça les arrange aussi un peu je pense. En tout cas, nous les joueurs, on sait très bien que Strasbourg maintenant, c’est une top équipe parce qu’ils investissent beaucoup d’argent, même si ce ne sont que des jeunes. Mais bon, ils sont déjà passés dans des bons clubs. C’est vraiment différent d’avant.

C’est une équipe qui joue avec beaucoup d’intensité et de vitesse, difficile à affronter ?

Oui, bien sûr. C’est une équipe plaisante à voir jouer. Au départ, quand je suis parti, je regardais beaucoup de matches de Strasbourg. Maintenant, forcément un peu moins, parce que je ne connais plus grand monde là-bas. Mais quand je les vois jouer, c’est jeune, dynamique, ils vont vite. Ils aiment avoir le ballon, la possession. Franchement, le coach fait un bon boulot là-bas.

Le bémol, c’est l’ambiance dans les tribunes de la Meinau parce qu’il y a des tensions entre supporters autour de la multipropriété. Vous suivez ce qu’il se passe ?

Un peu, mais de loin quand même. Aujourd’hui, je ne sais pas s’ils ont raison ou s’ils ont tort, je ne veux pas rentrer dans ce débat. C’est un peu dommage pour nous les joueurs, même quand on est adversaires, on aime avoir un stade plein avec beaucoup d’ambiance. Mais bon, c’est comme ça.

“Même si je me fais siffler, ça n’enlèvera pas l’amour que j’ai pour le Racing”

Le Racing est le club où vous êtes resté le plus longtemps depuis le début de votre carrière. Que retenez-vous avant tout de ce passage à Strasbourg ?

Oh que des bons souvenirs. C’est mon premier en club en Ligue 1. Donc forcément, je les remercie toujours autant d’avoir cru en moi. J’ai eu mon premier trophée et le seul pour l’instant avec le Racing. C’est quelque chose de très marquant. Mon fils aîné Lenny est né là-bas aussi. C’est donc un club et une ville qui représentent beaucoup pour moi.

Vous avez toujours eu une très belle cote de popularité à Strasbourg. À quel accueil vous attendez-vous à la Meinau ?

Je ne sais pas. On verra.  Pour en avoir discuté avec Adrien Thomasson, il m’a dit qu’il avait été sifflé. J’ai été assez surpris parce que c’est un joueur qui a toujours donné 100 % et essayé de représenter au mieux le maillot strasbourgeois. Donc c’est pour ça que je ne sais pas, parce que, comme Adrien, j’ai toujours essayé de donner le maximum. En tout cas, moi  je vais prendre un grand plaisir à revenir à Strasbourg parce que c’est vraiment un club qui m’a beaucoup donné et une ville aussi. Même si je me fais siffler, ça n’enlèvera pas l’amour que j’ai pour le Racing.

Le Stade brestois est en reconstruction, après la saison passée où vous avez disputé la Ligue des Champions. Comment expliquez-vous ce début de championnat compliqué ?

Pour l’instant, oui c’est compliqué. Après, il ne faut pas oublier que la saison dernière, à ce stade du championnat, on n’avait que trois points de plus. Mais c’est vrai qu’on a perdu des joueurs et il a fallu reconstruire. Les nouveaux joueurs n’étaient pas encore au top physiquement quand ils sont arrivés et là ça commence à être mieux. On sait qu’il faut du temps dans le foot avec des nouveaux joueurs, donc j’espère qu’on va pouvoir surfer sur la victoire qu’on a eu la semaine dernière contre Metz et faire un bon résultat à Strasbourg.

“Je me sens aussi bien à Brest qu’à Strasbourg”

À titre personnel, vous avez été plus passeur (4) que buteur (1) en Ligue 1 cette saison. Ça doit être un peu frustrant d’avoir trouvé une seule fois le chemin des filets ?

Oui, c’est sûr que j’aurais aimé marquer plus. C’est vrai cette saison, j’ai l’impression que je suis plus passeur que buteur. Mais j’aurais aimé marquer plus pour aider un peu plus mon équipe. Mais je continue à bosser et ça va finir par rentrer. Après, il suffit d’une bonne série pour remonter. Donc pour l’instant, non, je ne suis pas inquiet. Le plus important, c’est vraiment d’avoir des bons résultats.

Ça arrive régulièrement que les joueurs marquent quand ils reviennent pour la première fois dans leur ancien club. C’est dans un coin de votre tête j’imagine ?

Ah bien sûr! Aujourd’hui, je représente les couleurs du Stade Brestois et j’ai été accueilli à bras ouverts après un passage un peu mitigé en Allemagne. Je me sens bien à Brest. Je ressens aussi une importance par rapport aux dirigeants, au staff, aux joueurs. Donc forcément aujourd’hui j’ai envie de leur redonner ça aussi. Et s’il faut marquer contre Strasbourg, je le ferai. Même si, comme je l’ai dit, Strasbourg représente beaucoup aussi pour moi.

On a l’impression que vous vous sentez aussi bien à Brest qu’à Strasbourg à l’époque ?

C’est exactement ça. C’est vraiment similaire pour moi. Je suis arrivé dans un cadre familial, comme c’était le cas à Strasbourg. Quand je suis arrivé, je me suis senti chez moi directement. Les gens ont tout fait pour que je me sente à l’aise et que je ne manque de rien. C’est un peu ce que j’avais ressenti quand j’étais arrivé à Strasbourg. Je me sens très bien et ma famille aussi, donc c’est top!

Caio Rocha

Sou Caio Rocha, redator especializado em Tecnologia da Informação, com formação em Ciência da Computação. Escrevo sobre inovação, segurança digital, software e tendências do setor. Minha missão é traduzir o universo tech em uma linguagem acessível, ajudando pessoas e empresas a entenderem e aproveitarem o poder da tecnologia no dia a dia.

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